Paul Jébeily, Planche à voile, 1996-2000
La formation a été une experience unique, fabuleuse ! D'une part parcequ'elle m'a permi de faire le point sur mes connaissances, de les approfondir le plus finement possible, tant en théorie qu'en pratique, et d'autre part de passer d'un état de pratiquant à celui véritablement de pédagogue, ce qui était assez nouveau pour moi, bien qu'ayant déjà à plusieurs reprise pris part à l'apprentissage d'amis mais d'une façon très intuitive. La pédagogie, ça c'est quelque-chose que j'ai trouvé passionnant ! Arriver à décomposer avec des mots pertinants le mouvement à reproduire ! Suivre l'élève dans sa progression et sa capacité à évoluer, en lui donnant les images adaptées à sa perception pour lui faire sentir et comprendre des concepts de plus en plus complets. Voilà ce qui me plaisait ! Préparer des cours dans mon cahier, avec une partie théorie et un ensemble d'exercices pratiques, le tout dans une ambiance ludique et bon-enfant, avec des étudiants motivés, bon vivants, qui ont autant de choses à recevoir qu'à faire partager !
Dans cette formation moniteur, ce que j'aimais aussi, c'était les réunions, parfois tardives, après les cours, au SCUAPS, entre moniteurs en formation et Alain (un gros cigare au bec !). Il y avait un mélange de serieux et de camaraderie très plaisant !
Puis, lors des stages de planche à voile, dans des sites magnifiques (dans des chalets des plages des lacs de Biscarrosse ou Lacanau...), on partait à plus de 100 étudiants, planches sur le toit (on sait pas comment pour certains les planches arrivaient à bon port, ça tenait parfois du miracle !), pour une semaine de pur délir ! L'épouse d'Alain Grenier l'accompagnant, elle motivait avec elle une troupe de moniteurs de danse qui assurait les animations du soir ! Le matin, réunion à 9h entre moniteurs pour préparer la matinée de cours sur l'eau, qui se cloturait agréablement par un apéro sur la plage (et pas que du jus d'orange siouplais ! Hips !! ), repas au chalet (ou réfectoire pour d'autres). Navigation libre ou régates organisées l'après-midi ! Que du bonheur !! Ce stage permettait aux moniteurs en formation, comme moi, de valider leur partie pratique, et de rendre un bon nombre d'heures, nécessaires à l'obtention du diplôme, 80h je crois). Au delà de ces heures, nous étions défrayés par le SCUAPS !!
Après avoir eu mon diplôme, j'ai bossé dans quelques écoles de voile-planche à voile, avant d'aller sur la côte méditerranéenne, j'ai commencé par donner des cours au club de La Ganguise, avec l'ancien gérant (Mr Tachon). Une experience tranquile (de 0 à 5 élève par cours), tout les samedi de la saison, payés 150 francs de l'heure! C'est vrai que ce diplôme est très demandé! On peut facilement trouver une école, qui paye bien, nouri logé compris!